Traumatisme rénal de bas grade et durée de séjour : vers une prise en charge ambulatoire ? Résultats de l’étude multicentrique traumAFUf avec analyse par score de propension - 04/11/18
, L. Scailteux 1, J. Olivier 2, Q. Langouet 3, M. Ruggiero 4, I. Dominique 5, C. Millet 6, S. Bergerat 7, P. Panayotopoulos 8, C. Lebacle 4, J. Rizk 2, X. Matillon 5, A. Gryn 9, F. Madec 10, F. Nouhaud 11, X. Rod 10, M. Hutin 12, G. Fiard 13, B. Pradere 3, B. Peyronnet 1Résumé |
Objectifs |
Le traumatisme rénal est le traumatisme urogénital le plus fréquent. Les recommandations actuelles préconisent une hospitalisation, y compris pour les traumatismes de bas grade (grades AAST 1 à 3). Le but de cette étude rétrospective multicentrique (17 CHU français) était d’évaluer si la prise en charge en ambulatoire des traumatismes de bas grade était non inférieure à un séjour hospitaliser de plusieurs jours.
Méthodes |
Inclusion de tous les patients avec traumatisme rénal entre 2005 et 2015 ; exclusion : traumatismes d’étiologie iatrogène ou inconnue, de haut grade (AAST 4, 5), prise en charge initiale non conservatrice, taux d’hb48heures, « hospitalisation ». Critère de jugement principal, composite, « intervention » : procédure radio-interventionnelle ou chirurgicale dans le mois suivant le traumatisme. Hypothèse testée de non-infériorité, marge fixée a priori à 4 % (absolu), anticipant 5 % d’intervention dans le groupe « hospitalisation » (référence). Utilisation d’un modèle de régression binomial pondéré par un score de propension stabilisé (SIPTW) pour estimer l’association (IC à 95 %) entre les groupes et le critère de jugement.
Résultats |
Parmi les 1764 patients avec un traumatisme rénal, 311 ont été inclus dans l’analyse (44 dans le groupe « sortie précoce » et 267 dans le groupe « hospitalisation »). On dénombre 1 événement (3,6 %) dans le groupe « sortie précoce » et 10 dans le groupe « hospitalisation » (5,2 %) (Tableau 1) ; 91 patients avec données manquantes. Respectivement, aucun et 1 décès se sont produits dans les groupes « sortie précoce » et « hospitalisation ». L’analyse multivariée pondérée par le score de propension a montré une différence de −2,8 % [−9,3 % à +3,7 %] entre les groupes (Figure 1 et Tableau 1).
Conclusion |
Dans cette étude multicentrique, la prise en charge « ambulatoire » des traumatismes rénaux de bas grade n’était pas associée avec une augmentation du risque de complication comparée à une prise en charge hospitalière. Un essai contrôlé randomisé est néanmoins nécessaire pour confirmer ces résultats.
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Vol 28 - N° 13
P. 690 - novembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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